3 Boulevard du Lycée, 74000 Annecy
Amicale philatélique d’Annecy

Les Quatre Emissions de Sardaigne 1851-1861

Auteur : Louis Mermin, Amicale philatélique d’Annecy

Résumé : Le développement du courrier et une meilleure gestion financière des services postaux vont entraîner la création du timbre-poste au XIXe siècle. Le Royaume de Piémont-Sardaigne, en choisissant la modernité, va émettre une première série de 3 timbres le 1er janvier 1851 qui sera remplacée le 11 octobre 1853 par une seconde émission de 3 timbres. Le 18 avril 1854, c’est une troisième émission de 3 timbres qui est mise en service. La quatrième émission est mise en circulation en juin 1855, avec 3 timbres qui seront complétés de 2 timbres le 1er janvier 1858 et d’un timbre en 1861. Ils laisseront alors la place aux timbres du Royaume d’Italie.

Cette présentation fit partie du programme de la Journée Marcophile, Annecy, le 20 mai 2017, organisé par la section Rhône-Alpes de l’Union Marcophile.

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La Poste Sarde dans l’Arrondissement d’Annecy 1816 – 1860

Auteur : Dr. Wolfgang Martin, Amicale philatélique d’Annecy

Résumé : Finie la période révolutionnaire et napoléonienne, le 1 janvier 1816, l’administration sarde est de nouveau installée dans l’ancien duché de Savoie dont l’arrondissement d’Annecy fut une circonscription administrative. Cette présentation montre l’évolution des services postaux à partir de cet événement. Elle démarre avec le contexte historique et discute la période de rétablissement de la Poste sarde de 1816 à 1818. Ils suivent des chapitres sur les marques linéaires sardes, sur les timbres à date sarde et sur d’autres marques (franchise, journaux, retard, oblitérante, rayon limitrophe). Finalement, il suit un chapitre sur la transition des services postaux de l’annexion de la Savoie par la France, le 14 juin 1860, jusqu’à décembre 1860.

Cette présentation fit partie du programme de la Journée Marcophile, Annecy, le 20 mai 2017, organisé par la section Rhône-Alpes de l’Union Marcophile.

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1867 – 1877 : Les Courriers-Convoyeurs-Stations de la Ligne Chambéry à Annecy

Auteurs : Louis Mermin et Dr. Wolfgang Martin, Amicale Philatélique d’Annecy

Résumé : La voie ferrée atteint Annecy en 1866 et relie Annecy via Aix-les-Bains avec le réseau P.L.M. Le 5 octobre 1867, un service des courriers-convoyeurs fut établi entre Chambéry et Annecy par Aix-les-Bains. Cet article traite ce service postal pendent la période d’emploi des timbres dits « courrier-convoyeur-station ». Il se concentre sur les stations situées en Haute Savoie, c.à.d. Bloye, Rumilly, Marcellaz-Hauteville, Lovagny et Annecy.

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Article connexe :

Les Marques Postales et Timbres à Date de Rumilly au 18° et 19° Siècle

Les Marques Postales et Timbres à Date de Rumilly au 18° et 19° Siècle

Auteurs : Louis Mermin et Dr. Wolfgang Martin, Amicale Philatélique d’Annecy, avec Dr. Jean-Pierre Déplante, Amicale Philatélique d’Annecy

Résumé : Rumilly (arrondissement d’Annecy, Haute-Savoie) situé dans la région d’Albanais de l’ancien duché de Savoie posséda une position stratégique protégée par les cours d’eau encaissés du Chéran et de la Néphaz. Au début du 18° siècle, deux grandes routes traversent la Savoie : la route de Pont-de-Beauvoisin par Chambéry au Mont-Cenis et la route de Genève par Rumilly et Chambéry au Mont-Cenis. La poste aux chevaux en profita, et en 1720 un édit du roi de Sardaigne mentionne un relais de poste à Chambéry. En plus, Rumilly est cité comme bureau subalterne de la poste aux lettres. De fin 1792 à fin 1815, Rumilly se trouva dans le Département du Mont-Blanc, et devint de nouveau sarde par le deuxième traité de Paris, le 20 novembre 1815. Par l’annexion de la Savoie en juin 1860, Rumilly devint une commune française.

Cet article traite l’histoire postale du canton de Rumilly et montre les marques postales départementales employées de 1793 à 1815 et les marques postales sardes employées de 1816 à 1860 par le bureau de Rumilly ainsi que les timbres à date de la Poste française de 1860 jusqu’au début du 20° siècle. L’article présente aussi des chapitres sur la poste rurale dans le canton de Rumilly, le bureau de poste à Saint-André-de-Rumilly, les bureaux des facteurs boîtier à Hauteville, Thusy et Vallières ainsi que sur la poste ferroviaire de la ligne d’Aix-les-Bains à Annecy.

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Page marcophile connexe: 1878: Création du bureau de Menthonnex-sous-Clermont

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1782 à Rumilly: Attaque de la Malle-Poste Chambéry – Genève

Le 26 août 1782, le courrier quitte Chambéry. Après un arrêt à Aix puis à Rumilly pour changer de chevaux et de postillon, voilà qu’en arrivant à Mionnaz, on constate que deux des trois malles transportées ce jour ont disparu : la malle du vice-intendant général du Duché, Jean-François Garnier, qui voyageait dans cette voiture, et la malle-poste de Carouge. Il va régner alors dans la région une effervescence extraordinaire. On va réveiller le maître de postes de Rumilly qui, avec ses domestiques se met à prospecter les environs. Malgré les recherches, ils ne retrouvent que la pièce de bois « qui avait servi à lier » les malles. C’est « sur Vallières », au-dessus de la montée de Coppet, qu’ils la découvrent.

Le Vice-intendant, prenant alors l’affaire en main, s’en vient « frapper à la porte du Château de Mionnaz » pour écrire un certain nombre de lettres alertant aussi bien le lieutenant-colonel commandant à Rumilly pour qu’il fasse patrouiller sa troupe que le châtelain de plusieurs paroisses afin qu’il fit « battre campagne ».

Hélas, toutes les recherches effectuées resteront vaines quand, tout à coup, on retrouve l’une des deux malles perdues : il s’agit de celle du vice-intendant. Cette découverte a été rocambolesque et le récit de Jacqueline Tissot, épouse Combépine, qui l’a faite, ne l’est pas moins. Il ne manque, dans la malle retrouvée, qu’ « une chemise et une paire de bas de soie ». Quant à l’autre malle officielle, celle qui transportait le courrier, il faut continuer les recherches. Témoignages et dépositions se succèdent. Le 2 septembre, coup de théâtre. On a retrouvé la malle perdue ! Elle « s’étoit trouvée dans le territoire de la paroisse de Saint-Eusèbe, dans une vigne appelée des vignasses, rière le village d’Orbessy. » C’est un certain J. Fontaine, seize ans, « qui a découvert la dite malle ». Elle était « mouillée de la rosée du matin, en partie ouverte, la chaîne ayant perdu son cadenas. ». Le 3 septembre, la commission d’enquête fait faire l’inventaire de ladite malle. On y trouve des lettres « en partie déchirées, décachetées et chiffonnées » ; mais d’autres sont « intactes », « dûment cachetées ». Le courrier est contenu dans des sacs de peau dont l’un est intitulé « THONON », l’autre « LA ROCHE », etc. Un paquet contient des médicaments, plusieurs autres du chocolat. On fait refermer la malle, après y avoir constaté qu’il manque au moins 79 livres, et on l’envoie là où elle devrait déjà être arrivée.

Installée à « A la Ville de Turin », l’auberge-relais de poste de Rumilly, la commission d’enquête va recueillir trente-six dépositions. Toute une série d’entre-elles – celles des responsables des malles – insiste évidemment sur le fait que celles-ci, tout le long du voyage, ont été surveillées et qu’à Rumilly, en particulier, elles ont été bien attachées. Si les malles ont disparu, ce n’est certainement pas faute d’avoir bien été liées. « D’autre part, la corde a été coupée, c’est un fait. Mais personne ne s’est aperçu de rien. ». Le mystère reste donc entier en ce qui concerne ce qui a bien pu se passer entre Rumilly et Mionnaz.  De nombreux témoins ont été interrogés. Pour chacun d’eux sont notés l’âge, le lieu de naissance, le domicile, le métier et la situation de fortune.

Toutefois, il y a des gens qui avancent des noms. La première à être soupçonnée, c’est Jacqueline Tisssot-Combépine, celle qui est venue dire qu’elle avait trouvé la malle du vice-intendant et dont la maison « est très peu éloignée de l’endroit où la malle de M. Garnier a été retrouvée ». Ses défenseurs sont aussi nombreux que ses détracteurs. Néanmoins, la pauvre Jacqueline Combépine supporte mal les soupçons qui pèsent sur elle. On la trouve « toute en pleurs, étant bien malheureuse » d’avoir trouvé cette malle. D’autres témoins soupçonnent les frères Livraz « qui sont déserteurs et fugitifs ». On avance aussi d’autres noms, en particulier celui d’un nommé Maître d’Annecy dont la conduite est suspecte pour avoir été aux galères  et dont on a « ouï dire qu’il était un pas rien ». Reste encore « un certain Bouvier, meunier à Coppet » à la mauvaise réputation. Il pourrait se faire qu’en « allant et revenant comme les meuniers en ont coutume, prendre du bled ou rendre la farine », il ait aperçu la malle, « s’en soit emparé » et l’ait portée dans les vignes d’Orbessy puisque les gens de ce pays certifie que c’est là où on l’a retrouvée. Mais qu’aurait-il été faire du côté d’Orbessy puisque les gens de ce pays vont presque tous moudre au moulin de Charrière à Thusy ou à celui de Morgenex à Vallières ? D’autre part, il n’avait pas non plus de raisons valables de se trouver là où les malles se sont décrochées. Une déposition particulièrement intéressante est celle du jeune Jacques Crochet, âgé de douze ans, domestique dudit meunier qui fournit un alibi à son maître. Mais comme il n’a que douze ans, on ne lui a pas fait prêter serment.

L’affaire de la malle-poste de Carouge reste donc un mystère, allant grossir la masse des énigmes de l’histoire.

Louis Mermin, Amicale philatélique d’Annecy

Source : Archives Départementales de Savoie – Cote C 604- 1752-1789- Intendance Générale de Savoie-Postes et Messageries

Les Marques Postales et Timbres à Date du Canton de Thorens-Sales au 19° Siècle

Auteurs : Dr. Wolfgang Martin et Louis Mermin, Amicale Philatélique d’Annecy, avec Dr. Jean-Pierre Déplante, Amicale Philatélique d’Annecy

Résumé : Thorens (arrondissement d’Annecy, Haute-Savoie), fut une commune de l’ancien comté de Genève situé à l’ancienne voie romaine reliant Annecy avec la vallée de l’Arve. Le château de Thorens était habité par la famille de Sales depuis 1559, et Thorens fut la demeure de saint François de Sales. Alors, Thorens se nomma Thorens-Sales. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, Thorens-Sales fût le berceau du maquis des Glières, et un des tous premiers villages libérés par les seules forces de l’intérieur. C’est pourquoi Thorens-Sales fut rebaptisé Thorens-Glières en 1947.

Cet article traite l’histoire postale du canton de Thorens-Sales et montre les marques postales sardes employées de 1838 à 1860 par les bureaux de Thorens-Sales et du Plot (commune de Groisy) ainsi que les timbres à date de la Poste française de 1860 jusqu’au début du 20° siècle. L’article présente aussi des chapitres sur la poste rurale dans le canton de Thorens-Sales et la poste ferroviaire sur la ligne d’Annecy à Annemasse.

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