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Amicale philatélique d’Annecy
1878: Création du Bureau de Menthonnex-sous-Clermont

1878: Création du Bureau de Menthonnex-sous-Clermont

en haut: Timbre à date type T18b (« mixte », millésime en caractères « bâton ») – 5 mai 1900

Ce village (population en 1876: 930) est desservi par le bureau de Seyssel jusqu’au début de

1878. Se trouvant sur la route principale de Chambéry à Genève par Frangy, il apparait beaucoup plus facile de rattacher la commune à Rumilly. Cependant la desserte par un facteur pose le problème de la longueur des tournées.

C’est pourquoi un bureau est créé dans la deuxième partie de 1878, bureau auquel sont rattaché les communes de Thusy, Versonnex, Crempigny, Bonneguête et Saint-André de Rumilly (pour quelques mois seulement). Une délibération du Conseil Général du 5 juillet 1878 fait état de la création du bureau avec espoir d’ouverture pour le 1er août 1878.

Le bureau obtint le numéro 6609 et est établi sur la route principale de Rumilly à Frangy, dans le hameau de Mionnaz. Un petit véhicule hippomobile, une patache, va transporter le courrier de 1878 à 1923, date à laquelle il sera remplacé par un véhicule automobile de l’entreprise M. BUTTIN de Rumilly. Ce bureau a aujourd’hui disparu. Le nouveau bureau est désormais au chef-lieu de Menthonnex.

 

Le timbre à date au type 18 sera remplacé par un type A3.

Bureau de poste de Menthonnex-sous-Clermont, avec la patache pour le transport du courrier et, peut-être la postière. (Carte postale PITTIER –Annecy)

Lettre en franchise de la Mairie de Crempigny. Boîte rurale C de Crempigny. Timbre à date au type 18b (« mixte ») du bureau de MENTHONNEX-S-CLERMONT  HTE SAVOIE -1E levée 17 JUIL 87.

Carte postale postée à Menthonnex-sous-Clermont à destination de Genève. Affranchissement avec un 45 centimes au type Merson, émis le 8 novembre 1906 et retiré le 3 mai 1924. Le tarif est celui de la carte postale pour l’étranger (tarif du 25 mars 1924). Il existe cependant un tarif préférentiel pour la Suisse à compter du 15 avril 1924: 30 centimes pour une carte postale. Annulation avec le timbre à date de type A3 du 12-6-24.

Les Marques Postales et Timbres à Date de Rumilly au 18° et 19° Siècle

Les Marques Postales et Timbres à Date de Rumilly au 18° et 19° Siècle

Auteurs : Louis Mermin et Dr. Wolfgang Martin, Amicale Philatélique d’Annecy, avec Dr. Jean-Pierre Déplante, Amicale Philatélique d’Annecy

Résumé : Rumilly (arrondissement d’Annecy, Haute-Savoie) situé dans la région d’Albanais de l’ancien duché de Savoie posséda une position stratégique protégée par les cours d’eau encaissés du Chéran et de la Néphaz. Au début du 18° siècle, deux grandes routes traversent la Savoie : la route de Pont-de-Beauvoisin par Chambéry au Mont-Cenis et la route de Genève par Rumilly et Chambéry au Mont-Cenis. La poste aux chevaux en profita, et en 1720 un édit du roi de Sardaigne mentionne un relais de poste à Chambéry. En plus, Rumilly est cité comme bureau subalterne de la poste aux lettres. De fin 1792 à fin 1815, Rumilly se trouva dans le Département du Mont-Blanc, et devint de nouveau sarde par le deuxième traité de Paris, le 20 novembre 1815. Par l’annexion de la Savoie en juin 1860, Rumilly devint une commune française.

Cet article traite l’histoire postale du canton de Rumilly et montre les marques postales départementales employées de 1793 à 1815 et les marques postales sardes employées de 1816 à 1860 par le bureau de Rumilly ainsi que les timbres à date de la Poste française de 1860 jusqu’au début du 20° siècle. L’article présente aussi des chapitres sur la poste rurale dans le canton de Rumilly, le bureau de poste à Saint-André-de-Rumilly, les bureaux des facteurs boîtier à Hauteville, Thusy et Vallières ainsi que sur la poste ferroviaire de la ligne d’Aix-les-Bains à Annecy.

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1782 à Rumilly: Attaque de la Malle-Poste Chambéry – Genève

1782 à Rumilly: Attaque de la Malle-Poste Chambéry – Genève

Le 26 août 1782, le courrier quitte Chambéry. Après un arrêt à Aix puis à Rumilly pour changer de chevaux et de postillon, voilà qu’en arrivant à Mionnaz, on constate que deux des trois malles transportées ce jour ont disparu : la malle du vice-intendant général du Duché, Jean-François Garnier, qui voyageait dans cette voiture, et la malle-poste de Carouge. Il va régner alors dans la région une effervescence extraordinaire. On va réveiller le maître de postes de Rumilly qui, avec ses domestiques se met à prospecter les environs. Malgré les recherches, ils ne retrouvent que la pièce de bois « qui avait servi à lier » les malles. C’est « sur Vallières », au-dessus de la montée de Coppet, qu’ils la découvrent.

Le Vice-intendant, prenant alors l’affaire en main, s’en vient « frapper à la porte du Château de Mionnaz » pour écrire un certain nombre de lettres alertant aussi bien le lieutenant-colonel commandant à Rumilly pour qu’il fasse patrouiller sa troupe que le châtelain de plusieurs paroisses afin qu’il fit « battre campagne ».

Hélas, toutes les recherches effectuées resteront vaines quand, tout à coup, on retrouve l’une des deux malles perdues : il s’agit de celle du vice-intendant. Cette découverte a été rocambolesque et le récit de Jacqueline Tissot, épouse Combépine, qui l’a faite, ne l’est pas moins. Il ne manque, dans la malle retrouvée, qu’ « une chemise et une paire de bas de soie ». Quant à l’autre malle officielle, celle qui transportait le courrier, il faut continuer les recherches. Témoignages et dépositions se succèdent. Le 2 septembre, coup de théâtre. On a retrouvé la malle perdue ! Elle « s’étoit trouvée dans le territoire de la paroisse de Saint-Eusèbe, dans une vigne appelée des vignasses, rière le village d’Orbessy. » C’est un certain J. Fontaine, seize ans, « qui a découvert la dite malle ». Elle était « mouillée de la rosée du matin, en partie ouverte, la chaîne ayant perdu son cadenas. ». Le 3 septembre, la commission d’enquête fait faire l’inventaire de ladite malle. On y trouve des lettres « en partie déchirées, décachetées et chiffonnées » ; mais d’autres sont « intactes », « dûment cachetées ». Le courrier est contenu dans des sacs de peau dont l’un est intitulé « THONON », l’autre « LA ROCHE », etc. Un paquet contient des médicaments, plusieurs autres du chocolat. On fait refermer la malle, après y avoir constaté qu’il manque au moins 79 livres, et on l’envoie là où elle devrait déjà être arrivée.

Installée à « A la Ville de Turin », l’auberge-relais de poste de Rumilly, la commission d’enquête va recueillir trente-six dépositions. Toute une série d’entre-elles – celles des responsables des malles – insiste évidemment sur le fait que celles-ci, tout le long du voyage, ont été surveillées et qu’à Rumilly, en particulier, elles ont été bien attachées. Si les malles ont disparu, ce n’est certainement pas faute d’avoir bien été liées. « D’autre part, la corde a été coupée, c’est un fait. Mais personne ne s’est aperçu de rien. ». Le mystère reste donc entier en ce qui concerne ce qui a bien pu se passer entre Rumilly et Mionnaz.  De nombreux témoins ont été interrogés. Pour chacun d’eux sont notés l’âge, le lieu de naissance, le domicile, le métier et la situation de fortune.

Toutefois, il y a des gens qui avancent des noms. La première à être soupçonnée, c’est Jacqueline Tisssot-Combépine, celle qui est venue dire qu’elle avait trouvé la malle du vice-intendant et dont la maison « est très peu éloignée de l’endroit où la malle de M. Garnier a été retrouvée ». Ses défenseurs sont aussi nombreux que ses détracteurs. Néanmoins, la pauvre Jacqueline Combépine supporte mal les soupçons qui pèsent sur elle. On la trouve « toute en pleurs, étant bien malheureuse » d’avoir trouvé cette malle. D’autres témoins soupçonnent les frères Livraz « qui sont déserteurs et fugitifs ». On avance aussi d’autres noms, en particulier celui d’un nommé Maître d’Annecy dont la conduite est suspecte pour avoir été aux galères  et dont on a « ouï dire qu’il était un pas rien ». Reste encore « un certain Bouvier, meunier à Coppet » à la mauvaise réputation. Il pourrait se faire qu’en « allant et revenant comme les meuniers en ont coutume, prendre du bled ou rendre la farine », il ait aperçu la malle, « s’en soit emparé » et l’ait portée dans les vignes d’Orbessy puisque les gens de ce pays certifie que c’est là où on l’a retrouvée. Mais qu’aurait-il été faire du côté d’Orbessy puisque les gens de ce pays vont presque tous moudre au moulin de Charrière à Thusy ou à celui de Morgenex à Vallières ? D’autre part, il n’avait pas non plus de raisons valables de se trouver là où les malles se sont décrochées. Une déposition particulièrement intéressante est celle du jeune Jacques Crochet, âgé de douze ans, domestique dudit meunier qui fournit un alibi à son maître. Mais comme il n’a que douze ans, on ne lui a pas fait prêter serment.

L’affaire de la malle-poste de Carouge reste donc un mystère, allant grossir la masse des énigmes de l’histoire.

Louis Mermin, Amicale philatélique d’Annecy

Source : Archives Départementales de Savoie – Cote C 604- 1752-1789- Intendance Générale de Savoie-Postes et Messageries

CAVALLINI  ayant circulés en SAVOIE

CAVALLINI ayant circulés en SAVOIE

Autant les Cavallini ont été beaucoup utilisés dans le Piémont et sont faciles à trouver, autant les Cavallini utilisés en Savoie sont RARES, voire TRÈS RARES.

Exemple: Voici un CAVALLINO de 15c de la première émission provisoire parti de RUMILLY le 1er Mars 1819 pour le sénat de Savoie, place St Leger à CHAMBÉRY (37 km). Remarquez la double frappe à la main, la première à sec, la seconde à l’encre Vert-Bleu. Par ailleurs le sexe du cheval est bien visible. Les Cavallini sans sexe sont des faux. Il y en a beaucoup. Se méfier, une expertise est souvent utile.

L'intérieur du Cavallino écrite à Rumilly

L’intérieur du Cavallino écrite à Rumilly

Article connexe: Les « CAVALLINI »