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Amicale philatélique d’Annecy
1876 – un Convoyeur Station taxé (II)

1876 – un Convoyeur Station taxé (II)

En haut : Lettre simple non affranchie pour Nantes déposée à Annecy taxée « 4 » (4 décimes, mention manuscrite du convoyeur, tarif du 1er janvier 1876) et marquée AN.AIX, le 19 mai 1876.

Mi-mai 1876, les convoyeurs obtinrent le droit de taxer des plis non affranchis, mais dans les premiers jours, ils leur manquèrent des timbres-taxe. Pour les collectionneurs, il est donc assez intéressant de trouver des pièces du mi-mai 1876 taxées par mention manuscrite du convoyeur.

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1872 – un Convoyeur Station taxé  (I)

1872 – un Convoyeur Station taxé (I)

Le 5 octobre 1867, un service des courriers-convoyeurs fut établi entre Chambéry et Annecy par Aix-les-Bains assuré par des employés des postes travaillant dans un ou deux compartiments de wagons-voyageurs ou dans le fourgon. Pour marquer les pièces postales directement déposées dans la boîte mobile des gares ou remises en main propre au convoyeur, il fut utilisé un timbre dit « courrier-convoyeur-station ».

Jusqu’au mi-mai 1876, la mission d’oblitérer les timbres ou taxer les plis restait réservée au bureau ambulant ou au bureau sédentaire au terminus.

Exemple d’une taxation (en haut) : Lettre simple non affranchie déposée à Annecy pour Rumilly, acheminée par le convoyeur à Rumilly, où elle fut taxée par le timbre-taxe (YT n° 7, 40c, tarif du 1er septembre 1871), oblitération par le T17 de Rumilly, le 10 mai 1872.

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Septembre 1871 – un Convoyeur Station avec un affranchissement tricolore

Septembre 1871 – un Convoyeur Station avec un affranchissement tricolore

Pour cause des conséquences de la guerre 1870/71, l’administration augmenta les ports le 1er septembre 1871. Le port d’une lettre simple (poids jusqu’à 10 g) par exemple monta de 20c à 25c. Alors, il a été nécessaire d’émettre un nouveau timbre à 25c. Émis en théorie le 1er septembre 1871, ce nouveau timbre-poste de l’émission Cérès III° République ne sera pas disponible immédiatement dans tous les bureaux de poste, par mesure d’économie principalement, pour épuiser les anciennes valeurs disponibles.

Par conséquent, on trouve les courriers dit de « septembre 1871 », sur une période d’environ trois semaines à un mois, avec une très grande variété de combinaisons de timbres-poste. Les affranchissement tricolores marqués par des convoyeurs stations font partie des plus rares de ces affranchissements. Voilà un exemple de Rumilly.

En haut : Lettre simple déposée à la gare de Rumilly pour Grenoble affranchie au tarif du 1er septembre 1871 d’une combinaison des émissions Siège (YT n° 37, 20c), Bordeaux (YT n° 41B, 4c) et  Empire lauré (YT n° 25a, 1c), acheminée par le convoyeur au bureau d’Annecy (oblitération GC 110), le 11 septembre 1871, et retour via Chambéry à Grenoble.

Article annexe: 1867 – 1877 : Les Courriers-Convoyeurs-Stations de la Ligne Chambéry à Annecy

1869 – Une lettre locale acheminée par le convoyeur Barr à Strasbourg

1869 – Une lettre locale acheminée par le convoyeur Barr à Strasbourg

On connait l’emploi du timbre dit « convoyeur station » de la ligne Barr à Strasbourg « BARR.ST. » de 1868 à 1870. La dernière station avant Strasbourg, c’est Lingolsheim qui appartint à la circonscription postale de Strasbourg. Par conséquent, on peut trouver des lettres locales de Lingolsheim à Strasbourg (lettres nées et distribuables dans la circonscription postale du même bureau, tarif du 1er janvier 1863) marquées par le timbre convoyeur station. C’est une combinaison peu commune.

Exemple : Lettre simple locale de Lingolsheim pour Strasbourg affranchie de l’émission Empire lauré (YT n° 28, 10c, tarif du 1er janvier 1863), marquée par le convoyeur du 1° départ, le 25 juillet 1869, oblitérée par GC 3465 de Strasbourg et arrivée le même jour (timbre T16 de Strasbourg au verso).

En 1869, Lingolsheim n’était pas encore doté d’un bureau de poste. Le premier bureau de poste de Lingolsheim a été ouvert par l’administration de l’occupation allemande, le 1er avril 1875.

1868 – La fausse couronne de Dannemarie des convoyeurs stations de la ligne ferroviaire Besançon à Dijon

1868 – La fausse couronne de Dannemarie des convoyeurs stations de la ligne ferroviaire Besançon à Dijon

Dannemarie (depuis 1922 Dannemarie-sur-Crête) est situé dans le département Doubs (24) à la ligne ferroviaire Belfort – Besançon – Dijon. Par ailleurs, il existe un autre Dannemarie dans le département Haut Rhin (66) à la ligne Belfort – Mulhouse. Il en résulta une confusion chez l’administration postale qui aboutit à une erreur dans le timbre du convoyeur station : la station de Dannemarie en Doubs obtint une couronne avec l’indicatif départemental „66“ (Haut Rhin) au lieu de „24“ (Doubs). Soit personne n’a aperçu cette erreur soit par négligeance, cette fausse couronne a été employée par les convoyeurs de Belfort à Dijon, de Montbéliard à Dijon et de Besançon à Dijon pendent plusieurs années.

Exemple : Lettre simple pour Epinac affranchie de l’émission Empire lauré (YT n° 29, 20c, tarif du 1er janvier 1862), marquée à Dannemarie en Doubs (24) avec le timbre « Dannemarie / (66) » par le convoyeur Besançon à Dijon (B.DIJ) du 1° départ, le 7 octobre 1868, et oblitérée par les PC des GC 1307 de Dijon.

A propos, il n’exista pas de convoyeur station sur la ligne de Mulhouse à Belfort. Donc, une couronne « Dannemarie / (66) » pour Dannemarie en Haut Rhin (66) n’existe pas !