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Amicale philatélique d’Annecy
Pénurie de timbres-poste en Géorgie du Sud (Octobre 1911 – Février 1912)

Pénurie de timbres-poste en Géorgie du Sud (Octobre 1911 – Février 1912)

Serge Kahn

La Géorgie du Sud est une île de l’hémisphère sud avec un climat subantarctique rigoureux. Elle a été découverte par le capitaine Cook en 1775 et nommée South Georgia en hommage au roi George III (1738-1820).

La Géorgie du Sud est restée inhabitée jusqu’à ce que le Norvégien Carl Anton Larsen établisse la première station baleinière commerciale à Grytviken dans la baie de Cumberland, fin 1904. Administrée comme une dépendance des îles Falkland, le premier magistrat, maître de poste aussi, John Innes Wilson est arrivé en novembre 1909, le bureau de poste a ouvert en décembre de la même année. La technologie et la main-d’œuvre de la chasse à la baleine étaient en grande partie norvégiennes, mais la première usine ou station de transformation a été financée par l’Argentine et connue sous le nom de Pesca.

Aujourd’hui, l’île est habitée par une population peu nombreuse toute l’année, augmentant de plusieurs centaines lorsque les touristes débarquent de leur navire pour visiter Grytviken, le musée des baleiniers ou la tombe de Shackleton. Sa période industrielle correspond à l’ascension et à la chute de la chasse à la baleine en Antarctique. L’activité baleinière cessa en 1966.

Le premier et seul bureau de poste, ouvert à Grytviken en décembre 1909, fonctionne toujours au profit principalement des touristes.

Cette conférence qui s’est déroulée à l’Amicale Philatélique d’Annecy en septembre 2018 présente la solution adoptée par le gérant postal pendant la période où les timbres des îles Falkland viennent à manquer entre octobre 1911 et février 1912. Cette pénurie est aggravée par les longues distances d’approvisionnement, des centaines de lettres écrites par les baleiniers et le courrier des membres de l’expédition allemande dirigée par Wilhelm Filchner en route pour l’Antarctique. Les gérants postaux seront successivement James Innes Wilson (JIW) du 1er décembre 1909 au 1er septembre 1911, Edward Beveridge Binnie (EBB) du 2 septembre 1911 au 3 février 1912 puis de nouveau James Innes Wilson à partir du 5 février 1912.

Lorsqu’il n’y aura plus de timbres disponibles, le gérant postal apposera une griffe linéaire “Paid at/AT” réalisée avec un kit d’impression John Bull et y insérera le montant de l’affranchissement payé et ses initiales à l’encre.

Cliquez ici pour télécharger la présentation

Source: polarpostalhistory.org.uk

Prix Littéraire 2016: Félicitations à notre ami Serge KAHN

Le jury du Cercle de la Presse Philatélique vient de décerner ses prix littéraires 2016.

Félicitations à notre ami Serge KAHN membre de l’Amicale Philatélique d’Annecy et à son co-auteur Hal VOGEL pour l’ouvrage Dans le sillage des pionniers.

Dans le sillage des pionniers a été publié à I’occasion de MonacoPhil 2015. Cet ouvrage honore les expéditions polaires qui sont à la base et au cœur de la philatélie polaire. En particulier, dans Ie slllage des pionniers met en valeur les toutes premières expéditions, celles de l’âge héroïque de l’histoire polaire. Le plus grand message de reconnaissance transmis par ce livre est peut-être la consécration du rôle éminent tenu par Monaco. En effet, l’année  2015 marque le centième anniversaire de la fin des explorations océanographiques menées par le Prince Albert ler (1848-1922). Parmi ces campagnes scientifiques considérées aujourd’hui avec le plus grand respect, quatre ont été des expéditions polaires au Svalbard, en 1898, 1899, 1906 et 1907. Le travail du Prince y a été honoré car le nom « Terre Albert Ier » a été donné à la partie nord-ouest de la plus grande île de I’archipel du Svalbard, le Spitsberg. C’est aussi le Prince Albert ler qui a commencé la collection de timbres aujourd’hui réunie au Musée des Timbres de Monaco.

Dans le sillage des pionniers rend hommage à tous ces explorateurs émérites qui ont mené à bien leurs exploits de plus en plus loin, jusqu’aux frontières les plus reculées, et même d’un pôle à l’autre.