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Amicale philatélique d’Annecy
1837 – 1851 : Annecy – la marque sarde pour journaux et imprimés

1837 – 1851 : Annecy – la marque sarde pour journaux et imprimés

Comme la poste française, la poste sarde utilisa des timbres spéciaux pour marquer les journaux et imprimés. Ils se composent de trois types distincts :

  • les marques linéaires,
  • les timbres avec indication de valeur,
  • les timbres à date.

Dans l’ancien duché de Savoie, on trouve des marques linéaires à Chambéry (connues 1833 – 1837) et à Annecy (connues 1837 – 1851). Les autres deux types ne sont connus que pour Chambéry. Voici en haut, nous présentons la marque linéaire d’Annecy ANNECY / PERIODICI / FRANCHI sur une bande pour Thonon.

Finalement, citons Domenech : « Tous ces cachets ne sont pas courants, soit parce que peu de journaux entiers ayant passé par la poste sont arrivés jusqu’à nous, soit parce que les bandes de journaux n’ont pas été conservés. »

Source : Michel Domenech, Marques postales et oblitérations de Savoie des origines à 1876, Chambéry 1966.

1819 – 1860 : La Franchise Postale à Annecy (III)

1819 – 1860 : La Franchise Postale à Annecy (III)

Nous avons déjà discuté la franchise postale dans les Etats sardes et présenté deux des trois marques postales de franchise employées par des organismes publics situés à Annecy dans la partie I de cette page marcophile. Dans la  partie II, nous avons présenté quelques marques donnant la franchise. Nous rappelons qu’une marque donnant la franchise frappée sur le courrier d’un organisme montre l’autorisation de la franchise postale, mais elle n’est valable qu’avec le contreseing du chef ou un autre responsable de cet organisme public. Par contre, une marque postale de franchise est utilisée comme un timbre-poste. Elle affranchit la lettre.

Dans cette partie III, nous montrons la troisième marque postale de franchise d’Annecy. Elle a été utilisée par l’évêque d’Annecy et est connue de 1823 à 1826 (d’après Vollmeier). Elle est donc la première marque postale de franchise connue à Annecy.

En haut : Lettre en franchise de l’évêque pour le syndic (le maire) de Seyssel écrite le 11 août 1823. Elle est affranchie par la marque postale de franchise « REGIE POSTE / 39 », marquée par la marque française grattée « ANNECI » (Domenech M3 d’Annecy) et datée « AOU 12 » par le timbre à date linéaire, le 12 août 1823.

Pages marcophiles connexes :

1858 – une lettre de Paris pour Belley réexpédiée pour l’abbaye de Tamié

1858 – une lettre de Paris pour Belley réexpédiée pour l’abbaye de Tamié

Voici une lettre de Paris pour le révérend frère Gabriel, supérieur général des frères de la Ste Famille à Belley / Ain, postée le 3 novembre 1858. Mais, le frère Gabriel n’était plus à Belley. Il séjourna maintenant à l’abbaye de Tamié (à droite) dans les montagnes au sud de Faverges, le bourg le plus proche à l’abbaye avec un bureau de poste.

Par ailleurs, à cette époque là, Faverges se trouva dans les Etats sardes. Par conséquent, la lettre dut franchir la frontière franco-sarde.

En haut : Lettre simple non affranchie de Paris pour Belley taxée 30c (tarif du 1er juillet 1854), réexpédiée à l’abbaye de Tamié par Faverges et maintenant taxée « 5 » (50c pour cause de réexpédition à l’étranger, tarif de la convention franco-sarde du 1er juillet 1851, tarif de voie de terre). Au recto : Marque de Paris port dû « 30c », bureau « K » du 3 novembre 1858, timbre de transit « Sard./Belley » (Noël n° 1063, connu depuis 1858) et marque de Yenne (entrée dans les Etats sardes).

Au verso : Les timbres à date des bureaux ambulants de jour « Paris à Mâcon 2° / Brigade E » et « Mâcon à Genève 2° / Brigade C », timbre à date type T15 d’arrivée et de départ de « Belley », marque de transit de « Chambéry » (timbre sarde à simple cercle), et timbre d’arrivée de « Faverges » (timbre sarde à double cercle), le 7 novembre 1858.

Au bureau de poste à Faverges, la lettre dut attendre jusqu’à ce qu’un frère de l’abbaye de Tamié passe pour aller chercher le courrier.

Les « 2 » de Rumilly

Les « 2 » de Rumilly

Pendant la restauration sarde (1815 – 1860), les postiers sardes, comme les postiers français, ont employé des tampons pour faciliter la taxation des lettres.

Curieusement, à Rumilly, on trouve deux différents tampons pour la taxe de 2 décimes. Il y a un tampon avec un chiffre « 2 » tout à fait typique pour l’époque (à voir en bas), et un deuxième tampon avec un chiffre « 2 » très spécial (à voir un haut). On ne trouve ce type de tampon qu’à Rumilly.

tout en haut : Lettre simple pour Annecy taxée « 2 » (20c, tarif du 1er janvier 1851, timbre-taxe dit « le 2 de Rumilly ») et marquée par le timbre à date à double cercle, le 27 novembre 1852, arrivée le même jour.

 

à droite : Lettre simple pour Annecy taxée « 2 » (20c, tarif du 1er janvier 1851, tampon avec un chiffre « 2 » typique pour l’époque) et marquée par le timbre à date à double cercle, le 29 décembre 1853, arrivée le même jour.
Les Timbres « RETRODATO » (IV)

Les Timbres « RETRODATO » (IV)

Nous avons déjà plusieurs fois parlé des déboursés pendant la période de restauration sarde 1815 – 1860 :

Voilà une lettre RETRODATO très particulière qui montre bien l’emploi de la marque RETRODATO.

En bas : Marque de port payé  « P  P / ANNECI » (marque française grattée, Domenech n° M7 d’Annecy)  en brun  (emploi en noir connue de 1816 à 1837, en rouge 1824 – 1839, en brun 1839 – 1851) sur lettre en souffrance avec timbre à date linéaire du 12 octobre en brun pour Turin (1° échelon, port payé 8 soldi, tarif du 30 mars 1836, distance de 165 à 234 km).

Tout en haut le verso : Cette lettre est arrivée le 14 à Turin, marquée RETRODATO (tout en haut) et acheminée et chaque fois marquée RETRODATO à Gênes, le 15, à Alessandria, le 16, à Gênes, le 17, à Asti, le 18, à Turin, le 21, de nouveau à Turin, le 27, où elle a été finalement déboursée, le 28 octobre.