3 Boulevard du Lycée, 74000 Annecy
Amicale philatélique d’Annecy
La Griffe « RETOUR / A L’ENVOYEUR  » avec Numéro du Bureau

La Griffe « RETOUR / A L’ENVOYEUR  » avec Numéro du Bureau

La pièce: Lettre recommandée (« R » encastré en rouge) de l’établissement « Vve Buffet Fils Jeune, à Thônes » postée à Annecy pour Queige, canton d’Albertville, affranchie de l’émission type Sage (2x YT n° 67 – type I, 20c) oblitérée et marquée par le timbre à date T17bis d’Annecy, le 12 août 1879.

Tarif du1er  janvier 1878 (loi du 6 avril 1878), 15c pour le port du 1° échelon de poids (jusqu’à 15g) plus taxe de recommandé de 25c, tarif du 16 janvier 1879 (loi du 26 décembre 1878).

La lettre ne pouvait pas être remise au destinateur (adresse barrée par une croix à plume) et porte les mentions manuscrites « Retour » (en haut) et « voir au dos » (en bas) en encre rouge du facteur boîtier à Queige et la griffe en rouge du bureau d’Albertville « RETOUR / A L’ENVOYEUR / 53 » (Le 53 est le numéro du bureau d’Albertville). Finalement, elle a été réexpédiée à « Mr Buffet à Thônes », mention manuscrite en haut.

Queige obtint un bureau de distribution rattaché au bureau d’Albertville créé par décret du 7 mars 1862.

en haut, cliquez pour agrandir : partie du verso, mention manuscrite en rouge du facteur boîtier du Queige « parti sans laisser / l’adresse / le fact. boît. / <contreseing>  » plus la frappe du timbre à date T24 du Queige, départ pour le retour, le 15 août, et arrivée par Albertville et Annecy à Thônes, le 16 août 1879 (timbre à date T18 de Thônes).

La griffe « RETOUR / A L’ENVOYEUR » avec numéro du bureau du système de numérotation de 1862/63 a été introduite le 1er juin 1866. Donc, cette griffe porte le même numéro que le timbre oblitérant dit GC de ce bureau. Elle est appliquée sur les lettres réexpédiées à l’envoyeur.

L’ instruction générale des Postes de 1868 précise: « Avant leur réexpédition, ces objets doivent être inscrits nominativement sur un registre n° 22, 2e partie, à consulter en cas de réclamation ; indépendamment de la cause de non-distribution, ils reçoivent, sur leur suscription, l’application, à l’encre rouge, d’un timbre : Retour à l’envoyeur ; la résidence du destinataire est biffée à l’encre rouge et remplacée par le nom du bureau d’origine… »

Fin mars 1876, l’Administration Générale des Postes supprime les timbres oblitérants. Cependant, la numérotation des nouveaux bureaux continue. Elle est dénommée NUMÉROS BLANCS qui commence au numéro 6450 (Marlieux, dans l’Ain) jusqu’au 8859 (Perrignier, Haute-Savoie). Après ce chiffre, la Poste abandonnera toute numérotation dès février 1895 (Bulletin mensuel des Postes n° 14 Décembre 1894), et pour les nouveaux bureaux crées après cette date, la griffe « RETOUR / A L’ENVOYEUR » ne porte plus de numéro.

Les griffes existantes ne seront remplacés par les nouvelles qu’au fur et à mesure de leur mise hors service pour cause d’usure ou de perte. Par conséquent, on les trouve même jusqu’aux années 2000. En bas, nous montrons un exemple d’utilisation de 1987.

La frappe du timbre « RETOUR / A L’ENVOYEUR » avec numéro est d’abord en rouge. Une décision en date du 16 mars 1895 a supprimé l’usage de l’encre grasse rouge pour l’apposition du timbre à date, des timbres spéciaux et griffes quelconques comme P.P., timbre descriptif, timbre CHARGE, R, RETOUR / A L’ENVOYEUR, etc… En conséquence, l’encre grasse noire sera la seule utilisée dans le service…. (Article 714, 2e paragraphe : Supprimer à l’encre rouge.)

 

En haut : Carte postale (entier postal émission Liberté de Gandon (Storch n° LIB H1, 1,90 F, tarif du 1er août 1986) des Portes en Ré pour Doussard « poste restante », marquée et oblitérée par le timbre à date mécanique, le 4 août 1987. La carte ne fut pas réclamée à Doussard (deux timbres « non réclamé » encadré en noir) et marquée par deux timbres « RETOUR / A L’ENVOYEUR / 8054 » et le timbre à date type A9, le 23 septembre 1987. Le 8054 est le numéro blanc du bureau du facteur boîtier de Doussard attribué en moment de l’ouverture de ce bureau, le 1er novembre 1891.

Source: marcophilie.org

« Dopo la partenza » – une marque sarde de retard

« Dopo la partenza » – une marque sarde de retard

En haut : Lettre simple d’Annecy pour Bonneville taxée « 2 » (20c, tarif du 1er janvier 1851), détaxée (barrée par une croix à plume), marquée par le timbre à date sarde à simple cercle (Domenech M10 d’Annecy), le 5 août 1855, levée à « 6 S » (18 :00 h) après le départ (marque sarde « DOPO LA PARTENZA »).

 

La marque sarde « DOPO LA PARTENZA » (après le départ) est apposée au recto de la lettre lorsqu’elle est déposée à la boite après la dernière levée, ou reçu dans un bureau, sans pouvoir partir le jour même de son dépôt ou de sa réception. Cela permettait ainsi de justifier le retard dans la distribution de la lettre dans la mesure où elle n’était relevée au plus tôt que le lendemain.

Seuls les bureaux sardes d’importance ont été dotés de cette marque. Pour le bureau d’Annecy, son utilisation est connu à partir de 1846.

Dans l’ancien duché de Savoie, quelques bureaux ont utilisé une marque de retard à deux lignes et en français: « Après / Le / Départ ».  Au bureau de Rumilly, on a employé une toute autre marque de retard à simple ligne « Après le départ. » uniquement connue pour Rumilly (en bas).

En haut : Lettre simple de Rumilly pour Thorens-Sales (depuis 1947 Thorens-Glières) affranchie de la 3° émission Victor-Emmanuel II (20c, n° 8, 1854, tarif du 1er janvier 1851), oblitérée par le timbre à date à double cercle, postée le 17 juin 1855 « Après le départ. »

 

La poste française a introduit une marque de retard (marque rectangulaire à trois lignes « APRES / LE DEPART ») en janvier 1854 en province. Elle n’est plus fournie dès juillet 1868 et elle est retirée définitivement des bureaux à partir d’avril 1876. Par conséquent, dans l’ancien duché de Savoie, les anciens bureaux sardes ont été dotés des marques de retard françaises qui ont remplacés les marques de retard sardes à partir de l’annexion.

Taxe pour timbre ayant déjà servi (I)

Taxe pour timbre ayant déjà servi (I)

Dès la mise en service du timbre-poste en France, le 1er janvier 1849, l’Administration des Postes a réfléchi à la possibilité de fraude dans les affranchissements : timbres contrefaits ou timbres ayant déjà été utilisés, ce qui équivaudrait à un « manque à gagner ».

Exemple : Lettre d’Annecy pour Annecy-le-Vieux avec mention manuscrite en rouge « Taxe pour timbre ayant déjà servi ». La justification de la taxe de 30c est calculée suivant le tarif du 1er mai 1878 pour une lettre 1° échelon de poids, non affranchie soit 30c. Le timbre-taxe de 30c (émission chiffre, YT n° 6) a été collé sur la taxe au tampon de 30c dont on aperçoit une trace sur le côté gauche de ce timbre. Oblitération par le timbre à date T18 II a d’Annecy (indicatif départemental « HAUTE-SAVOIE », bloc dateur en caractères romains, connu de 1880 à 1886).

Articles connexes : Utilisation des timbres frauduleux, Taxe pour timbre ayant déjà servi (II)

 

Les timbres à date T18 d’Annecy

Les timbres à date T18 d’Annecy

En haut : Lettre (1° échelon) d’Annecy pour Galway / Irlande affranchie de l’émission Sage (n° 89 – type II, 10c, plus n° 90B – type II D état 1, 15c ; tarif du 1er mai 1878), oblitérée et marquée par le timbre à date T18 I a (« HTE-SAVOIE », bloc dateur en caractères romains), 2E levée du 23 juillet 1881.

Le bureau de poste français d’Annecy a été créé le 14 juin 1860. Il remplaça le bureau sarde au moment de l’annexion de la Savoie par la France. A partir d’octobre 1860, les timbres à date utilisés par le bureau d’Annecy sont des timbres à date français.

Dans cette page marcophile savoyarde, nous étudions les timbres à date de type T18 d’Annecy dont il y en a eu trois. Le premier timbre à date au style d’un T18 est…lire la suite

Décembre 1862 – les GC 110 d’Annecy arrivent

Décembre 1862 – les GC 110 d’Annecy arrivent

En haut: Lettre (1° échelon) d’Annecy pour Thorens(-Sales; dès 1947 Thorens-Glières) affranchie de l’émission Empire non dentelé (YT n° 13A, 10c) oblitérée par GC 110 et marquée par le timbre à date T15, le 23 décembre 1862. La lettre ne fut pas suffisamment affranchie: Thorens-Sales était un bureau de direction. Donc le tarif réduit pour des lettres d’un bureau pour une distribution avec laquelle ce bureau est en relation directe (tarif du 1er avril 1830) ne s’appliqua pas. La lettre est donc taxée « 2 » (décimes) conforme au tarif du 1er janvier 1862: La taxe est le port d’une lettre non affranchie (30c) moins des valeurs collées (10c).

 

L’introduction des GC en France: Les oblitérations gros chiffres ont commencé d’être utilisées vers la fin de 1862 à la place des petits chiffres et ce jusqu’au 1er avril 1876, date de la suppression des timbres oblitérants.

Les oblitérations GC de décembre 1862 et sur les timbres-poste de l’émission Empire non dentelé sont alors bien recherchées.

La raison de ce changement provient du fait que les petits chiffres sont peu lisibles et qu’ils s’encrassent souvent. On reprend donc le losange des petits chiffres et on augmente la taille des chiffres de 4 à environ 7 millimètre.

En plus, le classement alphabétique des bureaux de poste en 1862 est devenu obsolète. En dix ans, de nombreux bureaux ont été crée surtout par l’annexion de l’ancien duché de Savoie. Par exemple, le bureau d’Annecy obtint les PC 4199 en juin 1860.

L’administration attribue à tous les bureaux de poste un nouveau numéro par l’ordre alphabétique. Par conséquent, le bureau d’Annecy obtint les GC 110. Par la suite, on utilise les numéros restant libres dans la nouvelle nomenclature pour les nouveaux bureaux. Ainsi, en 1876, il existe près de 6000 oblitérations gros chiffres.

Source: http://marcophilie.org/los-gc.html