3 Boulevard du Lycée, 74000 Annecy
Amicale philatélique d’Annecy
1860 juin à décembre – L’administration sarde reste toujours visible

1860 juin à décembre – L’administration sarde reste toujours visible

En haut : Lettre en franchise d’Allonsier (à partir du 29 janvier 1900 Allonzier la Caille) pour Annecy marquée par le timbre à date T15 d’Annecy, le 7 novembre 1860. En novembre 1860, la commune d’Allonsier utilisa toujours le sceau sarde. En plus, elle continua de faire partie du canton et de la circonscription postale d’Annecy comme sous l’administration sarde jusqu’au transfert au nouveau canton et circonscription postale de Cruseilles, créé par l’administration française le 20 décembre 1860. Par conséquent, Allonsier quitta l’arrondissement d’Annecy.

Le 14 juin 1860, la Savoie ainsi que le Comté de Nice devinrent français. Le même jour, les timbres-poste français de l’émission « Empire non dentelé » furent introduits, et après le 1er octobre 1860, les timbres à date français furent enfin disponibles. Par contre, l’administration sarde reste toujours visible sur des pièces postales. Dans beaucoup de petites communes rurales, les nouveaux sceaux français des communes n’étaient pas encore fournis. Par conséquent, les anciens sceaux sardes furent toujours frappés jusqu’en décembre 1860.

En haut : Lettre en franchise (vérifiée, « V » en crayon) du maire de Saint-Jean-de-Sixt pour Annecy marquée par le timbre à date T15 de Thônes, le 24 octobre 1860 (1er mois des timbres à date français), départ le 25 (timbres à date au verso, à droite). La commune de « S.Jean de Sixta » en « Genevèse » utilisa toujours le sceau sarde.

1872 – un Convoyeur Station taxé  (I)

1872 – un Convoyeur Station taxé (I)

Le 5 octobre 1867, un service des courriers-convoyeurs fut établi entre Chambéry et Annecy par Aix-les-Bains assuré par des employés des postes travaillant dans un ou deux compartiments de wagons-voyageurs ou dans le fourgon. Pour marquer les pièces postales directement déposées dans la boîte mobile des gares ou remises en main propre au convoyeur, il fut utilisé un timbre dit « courrier-convoyeur-station ».

Jusqu’au mi-mai 1876, la mission d’oblitérer les timbres ou taxer les plis restait réservée au bureau ambulant ou au bureau sédentaire au terminus.

Exemple d’une taxation (en haut) : Lettre simple non affranchie déposée à Annecy pour Rumilly, acheminée par le convoyeur à Rumilly, où elle fut taxée par le timbre-taxe (YT n° 7, 40c, tarif du 1er septembre 1871), oblitération par le T17 de Rumilly, le 10 mai 1872.

Article connexe : 1867 – 1877 : Les Courriers-Convoyeurs-Stations de la Ligne Chambéry à Annecy

A partir de 1851 : Le port local à 5 centimes

A partir de 1851 : Le port local à 5 centimes

Comme ailleurs, l’introduction des timbres-poste dans les Etats Sardes fut accompagnée par un nouveau tarif basé uniquement sur le poids et non plus sur la distance à parcourir. Ce nouveau tarif du 1er janvier 1851 laisse le port d’une lettre locale du 1° échelon affranchie ou non affranchie à 5 centimes, mais augmente le poids admissible de 6 g à 7,5 g.

en haut : Lettre locale (1° échelon) de Faverges pour « Monsieur le Syndic » (le maire) affranchie de la 4° émission Victor-Emmanuel II (5c, émission 1855, tarif du 1er janvier 1851), oblitérée par le timbre à date à double cercle de Faverges, le 7 septembre 1858.

Il faut savoir qu’à cette époque là, l’affranchissement des lettres n’était pas obligatoire. Par conséquent, on trouve toujours beaucoup de lettres non affranchies. Pour taxer les lettres locales, la Poste sarde introduisit un nouveau tampon qui porta les chiffres « 05 ».

en bas : Lettre locale (1° échelon) d’Annecy taxée « 05 » (5c) par tampon et marquée par le timbre à date à simple cercle, le 25 septembre 1854, levée à « 4 S » (16 h 00).

Les Timbres « RETRODATO » (IV)

Les Timbres « RETRODATO » (IV)

Nous avons déjà plusieurs fois parlé des déboursés pendant la période de restauration sarde 1815 – 1860 :

Voilà une lettre RETRODATO très particulière qui montre bien l’emploi de la marque RETRODATO.

En bas : Marque de port payé  « P  P / ANNECI » (marque française grattée, Domenech n° M7 d’Annecy)  en brun  (emploi en noir connue de 1816 à 1837, en rouge 1824 – 1839, en brun 1839 – 1851) sur lettre en souffrance avec timbre à date linéaire du 12 octobre en brun pour Turin (1° échelon, port payé 8 soldi, tarif du 30 mars 1836, distance de 165 à 234 km).

Tout en haut le verso : Cette lettre est arrivée le 14 à Turin, marquée RETRODATO (tout en haut) et acheminée et chaque fois marquée RETRODATO à Gênes, le 15, à Alessandria, le 16, à Gênes, le 17, à Asti, le 18, à Turin, le 21, de nouveau à Turin, le 27, où elle a été finalement déboursée, le 28 octobre.

1815 – 1860 : Les Déboursés pendant la période Sarde

1815 – 1860 : Les Déboursés pendant la période Sarde

Pendant  la période Sarde les marques de Déboursés, considérées comme vestiges de la période Française,  furent très peu utilisées. L’administration des Postes préférait utiliser la marque «  RETRODATO » en service dans tout le royaume (depuis 1824).

Il existe néanmoins une marque déboursée d’ANNECY en noir :

utilisée de 1820 à 1822

Exemple :

Marque DEB D’ANNECY au dos d’une lettre en port dû de 29 LE VIGAN du 15 MAI 1821 pour ANNECY et ré adressée à TURIN. La taxe de 18 décimes a été barrée  et remplacée par une nouvelle taxe à 22 décimes. Griffe C.F.3.R  (Courrier Français 3ème Rayon).

Articles connexes :

1824 – Les Timbres « RETRODATO »

Les Timbres « RETRODATO » : Lettre de Taninges pour Chambéry

Pour savoir plus sur la griffe C.F.3.R voir l’article « 1830 – Une lettre de la France pour Madame la Marquise de Salles à Thorens en Savoie ».