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Amicale philatélique d’Annecy

1851 : Oblitération par « Nœud d’amour » ou « Nœud de Savoie »

La première émission de Savoie est mise en circulation le 1er janvier 1851. Rien n’est prévu pour l’oblitération sauf les bureaux de direction de région qui sont dotés d’un cachet d’essai appelé « Nœud d’amour ou de Savoie ». Pour la Savoie seul CHAMBÊRY en a été doté. Il a servi  jusqu’à l’arrivée de la grille Sarde type  « ROMBI » en Mai 51. La plupart des bureaux ont utilisé pendant cette période l’oblitération à la plume, avec les cachets à date ou avec diverses marques anciennes. Cette oblitération est TRÈS RARE.

Exemple: Lettre au départ d’ANNECY pour CHAMBÉRY. Oblitération au départ sur 20 c Bleu Clair par une marque ancienne:  CS.2R ( Courrier Sarde 2ème Rayon) et apposition à l’arrivée au bureau de CHAMBÉRY de l’oblitération  « Nœud d’amour » ou « Nœud de Savoie ».
Sur la lettre Cachet à date de départ double cercle : ANNECY 6 MARS 1851. Pièce probablement unique.

Article connexe: Un Nœud d’Amour ou la passion pour une lettre

1824 : Les timbres « RETRODATO »

A partir de 1824, les timbres « retrodato » remplacent les timbres « déboursé » introduits par la poste française pendant la période départementale des Etats Sardes. Ils furent utilisés par des bureaux principaux. Par exemple, le timbre « retrodato » d’Annecy est connu de juillet 1832 à août 1839, et celui de Chambéry d’août 1829 à août 1838. Mais on les trouve aussi dans des plus petits bureaux comme Thônes (non-signalé dans la littérature).

Exemple : Lettre simple d’AOSTA du 15 juillet 1844, déboursée (RETRODATO en rouge) à Thônes (marque linéaire en bleu). Cette lettre est taxée « 6 » au recto (6 soldi = 30 c) port pour la distance de 65 km à 110 km conformément au tarif du 30 avril 1844.

Mais, à lire l’adresse, on s’aperçoit que l’expéditeur a écrit Chamony Thônes. Pourquoi ? Chamonix n’est pas dans le district de Thônes, mais dans celui de Sallanches. La lettre est donc réexpédiée à Chamonix avec la mention manuscrite « bonne pour son adresse ».

Mais pourquoi une telle adresse ? L’expéditeur n’est plus là pour nous le dire !

Recto de la lettre simple d'Aosta pour Thônes

Recto de la lettre simple d’Aosta pour Thônes

Source: Vollmeier, Paolo (ed.) : Storia Postale del Regno di Sardegna dalle Origini all’Introduzione de Francobollo, volumes I, II, III, Castagnola (Suisse), 1985.

Page marcophile connexe : Les Timbres « RETRODATO » : Lettre de Taninges pour Chambéry.

 

CAVALLINI ayant circulés en SAVOIE

Autant les Cavallini ont été beaucoup utilisés dans le Piémont et sont faciles à trouver, autant les Cavallini utilisés en Savoie sont RARES, voire TRÈS RARES.

Exemple: Voici un CAVALLINO de 15c de la première émission provisoire parti de RUMILLY le 1er Mars 1819 pour le sénat de Savoie, place St Leger à CHAMBÉRY (37 km). Remarquez la double frappe à la main, la première à sec, la seconde à l’encre Vert-Bleu. Par ailleurs le sexe du cheval est bien visible. Les Cavallini sans sexe sont des faux. Il y en a beaucoup. Se méfier, une expertise est souvent utile.

L'intérieur du Cavallino écrite à Rumilly

L’intérieur du Cavallino écrite à Rumilly

Article connexe: Les « CAVALLINI » 

1859 : Nouvelle définition du rayon limitrophe entre les Etats Sardes et la Suisse.

La première convention sarde-suisse du 1er avril 1851 a défini le rayon limitrophe à 30 km, puis 35 km en ligne droite, de part et d’autre de la frontière selon listes des bureaux de poste concernés.

Le 1er novembre 1859, la nouvelle convention définit le rayon limitrophe à 45 km de part et d’autre de la frontière, selon liste, et à partir de points situés sur la frontière. Cette convention ne s’appliqua plus au pays de la Savoie au moment de l’annexion par la France, mais persista pour l’Italie jusque la suppression des rayons limitrophes par l’entrée dans l’UPU, le 1er juillet 1875.

Exemple : Lettre (2° échelon) de Faverges pour Genève affranchie par la 4° émission Victor-Emmanuel II (40c, n° YT 13, émission de 1855, tarif rayon limitrophe, « R.L. » encastré, « P.D. » en noir), marquée et oblitérée par le cachet à date à double cercle, le 28 mai 1860.

La distance de Faverges à la frontière suisse en ligne droite est supérieure à 35 km : La nouvelle convention de 1859 permet à Faverges de profiter du tarif limitrophe.

Source : Amédée Roueche : Les tarifs pour le rayon limitrophe pour le courrier de Suisse vers les pays voisins de 1850 à 1971, Delémont, octobre 2007 http://www.cpde.ch/PDFMEMBRES/AR/2007-AR-TarifsRL.pdf

1818: Les timbres à date linéaires

1818: Les timbres à date linéaires (mois et quantième) furent introduits par il regolamento servicio delle poste (art. 42) du 12 août 1818 pour permettre à la Poste Sarde de contrôler le temps de parcours des lettres. Leur emploi à Annecy est connu de 1820 à 1840, à partir de 1841 seulement avec les marques PP.

Avant cette date, les lettres Sardes restent non datées.

Exemple : Marque M3 (marque française grattée) d’ « ANNECI » sans timbre à date sur lettre pour Evian du 2 janvier 1817, taxée « 3 » (soldi), tarif du 19 septembre 1772, rétabli 1816 – 1818.

Source: Vollmeier, Paolo (ed.) : Storia Postale del Regno di Sardegna dalle Origini all’Introduzione de Francobollo, volumes I, II, III, Castagnola (Suisse), 1985.

1848 : une lettre en port payé de Faverges pour Londres

Faverges, une petite ville au sud du lac d’Annecy (population en 1848 : 2.758), est une ville industrielle déjà sous les romains et dès le moyen Age. En fait, le nom « Faverges » est dérivé des « forges ». L’industrie implique une communication, également avec l’étranger.

Exemple : Lettre (2° échelon, poids de 7,5 à 10g) du 27 août 1848 de Faverges pour Londres marquée par la marque de port dû. Elle fut payée jusqu’à destination (« p.d. » manuscrit et timbre « P.D. » en rouge. Remarque : La marque PP fut réservée à l’utilisation intérieure, donc elle ne peut pas être employée pour une lettre pour l’étranger). Le port se monta à « 42 » décimes (au verso ; tarif de la convention franco-sarde du 1er janvier 1839 : 1,5 fois la somme de 2,50 Lire, taxe pour le Royaume Uni par la France plus 30c pour Faverges à la frontière). La lettre voyagea par Pont-de-Beauvoisin (timbre français d’entrée « Sard. / Pont-de-B. » du 1er sept. 1848, Noël n° 1082 en rouge, connue depuis 1842) et arriva à Londres, le 2 septembre 1848 (timbre « PAID / T » en rouge).

 

Le port (au verso)

Le port (au verso)