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Amicale philatélique d’Annecy
Taxe pour timbre ayant déjà servi (I)

Taxe pour timbre ayant déjà servi (I)

Dès la mise en service du timbre-poste en France, le 1er janvier 1849, l’Administration des Postes a réfléchi à la possibilité de fraude dans les affranchissements : timbres contrefaits ou timbres ayant déjà été utilisés, ce qui équivaudrait à un « manque à gagner ».

Exemple : Lettre d’Annecy pour Annecy-le-Vieux avec mention manuscrite en rouge « Taxe pour timbre ayant déjà servi ». La justification de la taxe de 30c est calculée suivant le tarif du 1er mai 1878 pour une lettre 1° échelon de poids, non affranchie soit 30c. Le timbre-taxe de 30c (émission chiffre, YT n° 6) a été collé sur la taxe au tampon de 30c dont on aperçoit une trace sur le côté gauche de ce timbre. Oblitération par le timbre à date T18 II a d’Annecy (indicatif départemental « HAUTE-SAVOIE », bloc dateur en caractères romains, connu de 1880 à 1886).

Articles connexes : Utilisation des timbres frauduleux, Taxe pour timbre ayant déjà servi (II)

 

Les timbres à date T18 d’Annecy

Les timbres à date T18 d’Annecy

En haut : Lettre (1° échelon) d’Annecy pour Galway / Irlande affranchie de l’émission Sage (n° 89 – type II, 10c, plus n° 90B – type II D état 1, 15c ; tarif du 1er mai 1878), oblitérée et marquée par le timbre à date T18 I a (« HTE-SAVOIE », bloc dateur en caractères romains), 2E levée du 23 juillet 1881.

Le bureau de poste français d’Annecy a été créé le 14 juin 1860. Il remplaça le bureau sarde au moment de l’annexion de la Savoie par la France. A partir d’octobre 1860, les timbres à date utilisés par le bureau d’Annecy sont des timbres à date français.

Dans cette page marcophile savoyarde, nous étudions les timbres à date de type T18 d’Annecy dont il y en a eu trois. Le premier timbre à date au style d’un T18 est…lire la suite

La machine Daguin avec deux timbres à date différents

La machine Daguin avec deux timbres à date différents

La machine Daguin (inventée par Eugène Daguin, 1849-1888) est une des premières machines à oblitérer mécaniquement le courrier. Elle appose deux timbres à date sur le pli : le premier oblitère le timbre-poste et le second laisse une preuve lisible de la date. Régulièrement, les deux timbres à date sont identiques, mais pas de règle sans exception !

Exemple (en haut): Lettre simple (moins de 15g) de Chambéry pour Turin / Italie affranchie par le type Sage (n° YT 97a avec bord inter-panneau, noir sur rose foncé, 25c, tarif du 1er mai 1878), oblitérée et marquée par la machine Daguin avec deux timbres à date différents (à gauche le timbre A1 (bloc dateur en caractères mixtes) et à droite le timbre A2 (bloc dateur en caractères bâtons)), 7E levée du 9 janvier 1889.

Type Sage – le 5c vert sur une carte postale réponse payée Belge

Type Sage – le 5c vert sur une carte postale réponse payée Belge

L’arrêté du 21 juin 1879 applicable à compter du 1er juillet 1879 mit à la disposition du public des cartes postales avec réponse payée. Le Congrès de Lisbonne du 21 mars 1885 introduisit officiellement la carte postale avec réponse payée dans le règlement de l’UPU.

L’instruction n° 65 de juin 1879 dit que les cartes avec réponse, originaires de l’étranger, seront passibles, pour chacune de leurs parties, de la taxe d’affranchissement applicable aux cartes simples de même provenance. Il en résulte que dans le cas où l’affranchissement de la partie réponse est insuffisant, la taxe doit être complémenté par un timbre-poste français.

Exemple (en haut) : Partie réponse d’une carte postale Belge avec réponse payée (émission de 1893, n° Mi P32A, 5c pour le service intérieur) de Paris pour Dinant / Belgique. L’expéditeur de cette partie réponse n’étant pas suffisamment affranchie par le timbre belge a complété le port avec un affranchissement du type Sage (n° YT 75B – type II B vert sur vert-jaune, 5c). Le timbre Belge et le timbre français sont oblitérés par le timbre à date A2 « Paris 26 / Gare du Nord », le 30 octobre 1898. La carte est arrivée le 31 (timbre à simple cercle de Dinant).

Source – Bourgouin, Jean-Louis : Les Cartes Postales, Réglementation et tarifs postaux du 15 janvier 1873 au 3 août 1914, Jean-Louis Bourgouin, 2014.

Levées Exceptionnelles au Type Sage à Destination de l’Etranger

Levées Exceptionnelles au Type Sage à Destination de l’Etranger

Résumé : Les trajets à effectuer par certains ambulants étant longs, les trains partaient tôt et, de ce fait les boîtes étaient relevées l’après-midi dans les arrondissements périphériques de Paris. Pour permettre aux usagers de ces bureaux de reculer l’heure de dépôt de leur courrier, tout en bénéficiant d’un départ le jour même, l’Administration des Postes institua des levées plus tardives par estafette. La loi du 9 mai 1863 détermina les modalités de ce nouveau service pour la ville de Paris. Le tarif était valable quels que soient le poids et la destination, y compris pour l’étranger. L’affranchissement était obligatoire avec 3 tarifs : à 20c pour le 1er délai soit de 18h à 18h15, à 40c pour le 2ème délai de 18h15 à 18h30 et à 60c pour le 3ème délai de 18h30 à 19h. La loi du 16 mars 1887 change le tarif avec un seul délai à 15c. La loi du 27 décembre 1895 change le tarif de 1887, et le nouveau tarif avec un seul délai à 5c reste en vigueur jusque le 31 mars 1920.

D’autres bureaux de Paris et de villes de province, utilisèrent les levées exceptionnelles, voici les premières dates : Bordeaux en octobre 1872, Lyon en juin 1873, Grenoble le 1er mars 1886, Marseille le 20 mars 1887, Saint Etienne le 1er août 1887, Clichy-La-Garenne, Pantin, La Plaine-Saint-Denis, Saint-Denis-sur-Seine et Saint-Ouen-sur-Seine le 16 février 1897.

La collection présentée ici montre les levées exceptionnelles des plis pour l’étranger affranchis par l’émission Type Sage.

Téléchargement : Levées Exceptionnelles au Type Sage à Destination de l’Etranger